Nathandine

Les fermes pédagogiques

PDF - 1.6 Mo
fermes pédagogiques

Les automnes fermiers : la soirée en images.

Du théâtre de champs sous la nuit tombante, suivi d’un repas champêtre. Qu’il est doux de vivre à la campagne. Merci à nos hôtes pour le spectacle, le repas et les jardins toujours aussi magnifiques..

https://openagenda.com/bienvenue-a-…

Histoire

 

Châtenay, Etymologie, histoire.
La première mention du lieu se trouve dans un obituaire (registre mortuaire paroissial) antérieur à 1148 (1).
Ce registre provient du prieuré de Saint-Siméon (alors placé sous le vocable de Saint Siméon le Stylite).
L’orthographe du lieu est alors Chastenay, ce qui nous éloigne beaucoup de l’étymologie habituellement proposée.
L’essence dominante dans notre région, alors très boisée, est le chêne. Le châtaignier n’apparaîtra qu’après l’époque révolutionnaire !
Notons par ailleurs que le mot « châtaignier » qui désigne l’arbre (Fagus Castanéa) n’est usité en français ancien qu’au XIIIe siècle (2).
Le contexte historico-linguistique nous mène donc à proposer une autre étymologie.
Selon celle-là, notre vieux Chastenay serait le parfait symbole de la propriété rurale dans le monde médiéval.
Si l’on décompose, le nom propre serait, en effet, issu de la juxtaposition de deux noms communs : chas-tenay, le second ayant été déformé par l’usage local (dialecte franco-provençal).
_ En Français ancien le « chas » désigne la clôture (à l’époque palissade) (3).
_Il y a d’autre part coïncidence parfaite entre l’état du lieu (une terre défrichée ceinte d’une palissade) et le statut juridique féodal : la tenure désigne le mode de concession d’une terre (la pleine propriété au sens de notre code civil n’a pas cours en ces temps lointains).
La tenure médiévale qui s’orthographie « teneûre » (à noter l’accent circonflexe) apporte une bien belle conclusion à notre recherche.
Près d’un millénaire après la genèse de notre village, il est bon de savoir qu’une simple terre arrachée à la forêt (ou au marécage…) abritait, derrière ses palissades, un humble paysan (très dévot…) qui cultivait de l’avoine.
Selon le registre précité, ce premier habitant de Châtenay s’appelait Pierre Bellunis.
Ce pays où « les maisons sont de terre » pour citer un poète local, nous a livré son dernier secret !

(1) DARA (documents d’archéologie en Rhône-Alpes et en Auvergne)-n°32-Lyon 2009-p47 édition ALPARA 25 rue Roger Ravisson Lyon 5ème.
(2) Dictionnaire Littré-tome II p188 édition 1970
(3) Idem p175
(4) Dictionnaire Robert p2591 édition 2003 

Christian Ravix photoravix2chatenay

Article du Progrès de Lyon? L’église de Châtenay et son carillon, ont fait l’objet d’un article d’historien sur le Progrès du 7 septembre 2014. Vous pouvez le retrouver dans le lien de début d’article. Nous remercions le journal cité et l’auteur de la page de nous l’avoir transmise. Bonne découverte.

Souscription? Et dans le cadre de la restauration, vous pouvez redécouvrir les intérieurs que nous souhaitons réhabiliter : eglise2016-1 eglise2016-2 eglise2016-3 eglise2016-4 |eglise2016-5eglise2016-6 eglise2016-7 eglise2016-8 eglise2016-9 eglise2016-10 eglise2016-11 eglise2016-12 eglise2016-13 eglise2016-14

Patrimoine local

L’église de Châtenay et la salle des fêtes en bas à droite
leglise-de-chatenay
Le clocher avec son carillon réputé
le-clocher-de-chatenay

Nous sommes toujours à la recherche de photos, dessins, cartes postales de l’église (tant l’intérieur que l’extérieur) et de documents de toute nature la concernant, en vue de reconstituer son histoire notamment sa construction. Contactez l’association APREC.